Archives mensuelles : janvier 2014

Final Fantasy Origins

Final Fantasy I

Voici le premier épisode de la série, là où toute la saga commence. Plusieurs éléments du jeu ont été travaillés et réutilisés dans les épisodes qui ont suivi. C’est donc un bonheur de voir les origines (d’où le nom de l’ensemble) de la série culte de Square. Dans Final Fantasy I, vous jouez le rôle de 4 jeunes héros ; les porteurs de cristaux. Ceux-ci, selon la légende, sont les chevaliers de la lumière qui doivent apporter la paix dans le monde. La princesse du Royaume de Cornelia a été enlevée et votre première quête est donc de partir à la recherche de celle-ci. L’aventure vous amènera à connaître Garland, un ancien chevalier du roi qui est passé du côté obscur. Cet être sans morale deviendra vite votre pire ennemi et vous mènera la vie dure tout au long du jeu. Comme dans tous les épisodes de la série, le scénario est supporté par plusieurs dialogues. Les intrigues sont donc maintenues jusqu’à certains moments dans le jeu. Dans la nouvelle édition, on ne remarque pas grand changement dans les textes, mais le tout est plus plaisant à lire avec des graphismes améliorés. EDIT : on peut acheter des Final Fantasy Gils pour progresser facilement dans le jeu FF 14.

Comme c’est le premier d’une série et que c’est un jeu de NES, on ne doit pas s’attendre à un système d’habiletés profond comme la sphere grid de FFX ou les matérias de FFVII. Cependant, on n’a pas moins de plaisir pour autant. Au début du jeu, 4 personnages sont à notre disposition. On vous demande dès lors de choisir la classe de ceux-ci. Chevalier, Moine, Voleur, Mage blanc, Mage noir et Mage rouge, chacun d’eux a ses forces et faiblesses. Le chevalier est très fort, le voleur est agile, les mages peuvent lancer des sorts et vous devinez bien le reste. Comme ce sont les personnages que vous garderez pour tout le jeu, vous devez être judicieux dans vos choix ; une équipe de mages blancs, par exemple, périra bien vite devant les monstres. Le but est donc de former une équipe équilibrée. Bon, maintenant les classes assignées, il est temps de faire un tour en ville. Dans celles-ci, vous pouvez vous revigorer de plusieurs manières. Les chevaliers vont vers l’armurerie se vêtir convenablement tandis que les mages vont faire un tour chez le sorcier. Vous pouvez, à cet endroit, acheter des sorts que vos magiciens peuvent apprendre pour les utiliser plus tard en combat. Au début, vous êtes limités à trois sorts par personnage, mais plus tard dans le jeu, une petite diversion dans le jeu vous permettra d’en apprendre plus.

Vos personnages sont fins prêts ? Oui ! C’est maintenant le temps de combattre. Une fois à l’extérieur du village, vous affrontez plusieurs monstres de façon aléatoire. Le système de combat n’ayant pas été modifié, vous avez encore la possibilité d’attaquer, de lancer un sort, d’utiliser un objet, de changer une pièce d’équipement ou de vous sauver. Pour ceux qui trouvaient le jeu trop difficile au Nintendo, la version PSX vous offre maintenant le mode pour novice. Croyez-moi, on remarque très vite la différence. Les donjons, eux, n’offrent pas de casse-tête comme on peut en voir dans les nouveaux épisodes de la série mais il faut se souvenir que ce jeu a presque 15 ans.

Passons maintenant au côté visuel du jeu. Il est facile de remarquer que c’est là que Square a mis les efforts pour retaper le jeu. Effectivement, le jeu est c-o-m-p-l-è-t-e-m-e-n-t remis à neuf. Que ce soit en combat, dans les villages, dans les donjons ou sur la carte, on a droit à des graphismes équivalents à ceux de FF6 (FF3 en Amérique) sur Super Nintendo. Les effets visuels de magie en combat ont également été retouchés. C’est donc un plaisir de se promener dans le même monde qui nous a charmés il y a longtemps, mais avec un brin de nouveauté. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi une autre surprise : la musique. Préparez-vous mes amis, car la trame sonore de Final Fantasy I a été soigneusement reconstruite de A à Z. Oui la mélodie a été conservée, mais pour ce qui est des sons 8-bit, bye bye. Franchement, Square a fait du bon travail pour frapper la nostalgie des vieux joueurs. Par-dessus le marché, une cinématique d’ouverture digne de la compagnie nous est proposée. Bref, un “must” pour les adeptes de jeux de rôle.

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Final Fantasy II

Cet épisode, personne ici n’y a joué. En effet, Final Fantasy II est sorti sur la console Nintendo, mais seulement au Japon. En plus d’avoir droit à un jeu retouché, on a donc en prime un jeu qui n’est jamais paru ici. Encore une fois, vous devrez sauver le monde d’un être maléfique. Cette fois-ci, vos héros sont Firion, Gus, Maria et Leon. Un soir paisible, leur ville natale est attaquée par une armée de chevaliers noirs. N’étant pas de taille contre ces brutes, les 4 amis prennent la fuite. La ville en flammes, les héros décident de trouver celui qui a ordonné l’attaque et de se venger. Un scénario bien simple encore une fois, mais plusieurs intrigues sont conservées pour plus tard et je ne voudrais pas vous les révéler, surtout que c’est du nouveau !

Comme le système est le même dans tous les Final Fantasy, je ne vous énumérerai pas tous les éléments du système, mais je vais plutôt vous parler des éléments particuliers à cet opus. Ce qui est le plus original dans celui-ci, c’est le système d’expérience. Pour améliorer vos statistiques dans Final Fantasy II, il ne vous faudra pas monter de niveau ; vous aurez plutôt à utiliser certaines stratégies en combat. Pour mieux vous expliquer, voici quelques exemples. Plus vous utilisez de magie blanche, plus le potentiel et la force de celle-ci se développeront. Plus vous perdez d’énergie dans une bataille, plus votre énergie maximum sera augmentée. Vous devez donc penser à vos actions en combat puisqu’elles sont en relation directe avec le développement de vos personnages. Aussi, quand certains attributs augmentent, d’autres diminuent. De cette façon si votre force augmente trop, votre résistance magique deviendra plus faible, et ainsi de suite. Vous apprenez aussi des magies au fur et à mesure que vous progressez. Pour le reste, tout est pareil. Vous avez comme à l’habitude, des magasins, des auberges, des points de sauvegardes. Ceux qui ont joué aux autres jeux de la série de seront pas perdus.

Le côté graphique, comme pour Final Fantasy I, a été retouché. Cependant, la qualité est un peu moindre. Visuellement, on pourrait comparer FFII avec FFIV (FF2 chez nous). Les personnages sont un peu moins beaux, les décors aussi. Le tout est bien fait, mais j’aurais aimé un traitement de qualité semblable au premier épisode. Encore une fois, une cinématique magique ouvre le jeu de façon remarquable et on est vite plongé dans le monde fantastique de Final Fantasy. La musique orchestrale est encore une fois au rendez-vous et la qualité des pièces est incroyable. (j’adore la musique de combat :-)

La durée de vie maintenant… Les deux opus ensemble offrent environ 35 heures (15 pour FF1 et 20 pour FF2) de jeu ce qui est parfait pour un joueur normal. De plus, Square a ajouté des bonus pour les collectionneurs : une fois le jeu terminé, des galeries d’images, un bestiaire et d’autres surprises sont débloquées ce qui intéresse souvent les amateurs. Aussi je désire vous informer qu’un nouveau système de sauvegarde a été implanté. En effet, vous pouvez faire une sauvegarde rapide ce qui réduit le temps d’attente pour les impatients. Cependant, les données temporaires doivent être copiées sur la carte de mémoire puisque la sauvegarde rapide s’efface une fois la console éteinte.

Final Fantasy Origins est un jeu qui plaira à n’importe quel fan de la série populaire. Ceux qui n’ont pas suivi l’évolution de la longue saga seront peut-être effrayés par la qualité graphique qui est fortement moins bonne que ce qu’on voit sur les consoles de nos jours, mais il faut se rappeler que c’est un jeu pour les nostalgiques. Prévu pour le 6 avril, ce jeu fera des heureux. On attend maintenant Final Fantasy 3…