Archives mensuelles : avril 2014

Avis sur RuneSword II

Il y a des gens qui aiment les jeux vidéo et qui aiment encore plus sortir leurs jeux vidéo. C’est un peu le cas pour RuneSword II qui aurait dû sortir en 1997. Mais la petite équipe de développement a eu plusieurs problèmes, dont l’absence d’une compagnie voulant en faire la distribution. Il arrive donc en 2003 avec un gros retard technique… Et pour le gamer du plus connu « Runescape gold » sachez qu’un nouvel épisode arrive prochainement

RuneSword II est un jeu de rôle alliant aventure à la Baldur’s Gate et combat à la Heroes Of Might and Magic. On commence donc par se créer notre équipe. Eh oui, contrairement à beaucoup de jeux de rôles où l’on a un seul personnage central, ici, on peut avoir une équipe comportant jusqu’à 8 personnes. On doit donc s’occuper de chacun d’entre eux comme s’ils étaient notre héros. Toutes les classes habituelles sont présentes, mais nous n’avons pas la possibilité de personnaliser leurs aptitudes de base, comme dans Baldur’s Gate, par exemple. Selon l’origine de notre personnage, nous aurons droit à un guerrier, magicien, voleur, archer, etc.. Le seul niveau de personnification de vos personnages en début de partie vient des points que vous avez à répartir entre chacune des aptitudes propres à chaque race. Il faut donc essayer de faire une équipe la plus équilibrée pour pouvoir affronter toutes les situations inimaginables. Mais il est à noter que vous n’êtes pas obligés de toujours jouer avec les mêmes personnages, vous pouvez, par exemple, faire 10 guerriers différents, chacun spécialisé dans l’utilisation d’une arme bien précise. Ensuite, quand vous commencerez une partie, vous n’aurez qu’à choisir celui que vous voulez.Une fois vos personnages créés, il faut partir à l’aventure. C’est là que RuneSword II a pris un pari différent des autres jeux. En général, dans un jeu de rôles, nous avons une quête principale avec une multitude de petites quêtes annexes pour allonger le plaisir et le nombre d’heures de jeu. Mais ici, point de quête principale, vous n’avez que des petites quêtes annexes. Vous allez devoir chasser un dragon, ou encore retrouver une personne disparue, mais aucun lien n’existe entre elles. Par défaut, il y a 5 aventures qui devraient vous prendre environ 15 heures à compléter. C’est bien peu, mais un générateur d’aventures est fourni avec le jeu ; il vous suffit d’indiquer le nombre de personnages dans la partie, sa difficulté, ainsi que la taille de l’aventure. Vous pouvez aussi trouver sur Internet d’autres aventures créées par des joueurs avec un peu plus d’histoire que celles générées par le jeu. Malheureusement, ce principe ne m’a pas accroché comme a pu le faire Baldur’s Gate. On n’arrive pas à s’identifier à notre personnage et à vouloir le voir évoluer. On est plus un simple mercenaire sans but précis et je trouve ça dommage.Une fois que vous avez choisi une aventure, la première chose qui va vous frapper c’est l’aspect visuel du jeu. Le jeu est moins détaillé que Zelda au Super NES. Il est du niveau d’un jeu de NES. Des sprites en 2D non animés représentent nos personnages. Il n’y a absolument aucune animation, c’est très impressionnant à voir la première fois. On a juste droit au passage du jour et de la nuit qui met un peu de vie dans le jeu. La ville de départ est toujours là même pour toutes les aventures : 6 maisons, dont 4 visitables. Vous avez le vendeur d’armures, d’armes, de potions et, enfin, le sage qui vous donne des indices pour résoudre votre mission. Les donjons sont aussi tous sur le modèle des longs couloirs marron avec des portes de loin en loin. Les ennemis quant à eux sont peu variés, on en compte environ 10 à 15 différents à travers tout le jeu.Durant votre aventure, vous allez devoir combattre pour sauver votre vie, mais surtout pour gagner de l’expérience. Les combats ressemblent beaucoup à Heroes Of Might and Magic. Le terrain du combat apparaît de plus près, et l’on déplace nos troupes case par case. On peut donc facilement mettre nos troupes en formation avec le magicien et l’archer protégés par les guerriers. Évidemment, chaque personnage a un nombre de déplacements limités par chaque tour de combat. Par exemple, un Géant ne peut se déplacer que d’une case alors qu’un voleur peut traverser presque entièrement le champ de bataille. Les combats fonctionnent sur le principe du lancer de dés comme dans tout bon jeu de rôles papier. Vous n’avez donc aucune action réelle durant les combats, sauf de dire de taper sur tel ou tel ennemi. Avec l’absence d’animation, j’avoue que l’on ne se rend pas vraiment compte de ce qui se passe, surtout que l’indication de notre vie est représentée par une jauge. On n’a donc aucune information précise sur le nombre de points de vie qu’il nous reste. Le fait que l’on ne puisse pas sauvegarder notre partie dans une aventure complique aussi les choses, car l’on n’a pas vraiment envie de recommencer à chaque fois l’aventure quand l’on meurt durant un combat.
Évidemment, à la lumière de ce que j’ai écrit plus haut, vous devez vous demander si le jeu vaut vraiment le coup que l’on s’intéresse à lui. Je répondrais par oui, car les bases du jeu sont très solides. Les règles, les magies et différentes possibilités pour former son équipe donnent un jeu des plus complet. Malheureusement, comme pour tout le monde, l’action du temps a fait son travail et le jeu n’a pas vraiment d’attrait visuel pour attirer le joueur ; les possibilités du jeu sont grandes, mais sous-exploitées par rapport à la compétition. La question qui se pose est : faut-il acheter le jeu ? Je dirais oui. Il est disponible pour la modique somme de 20 $ et il vous apportera un nombre d’heures de jeu non négligeable. De plus, ceci encouragera une équipe de développeurs qui sont passés par-dessus une tonne de contre temps pour sortir leur jeu. Je sais que si le jeu était sorti en 97, il aurait fait un malheur à coup sûr.