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Avis sur LittleBigPlanet 2 – PS3

Développé par Média Molécule, commercialisé depuis le 19 janvier 2011,  c’est LittleBigPlanet 2 qui est aujourd’hui testé !

Éditeur : Sony

Développeur : Média Molécule

Genre : Plate-forme

Multi-joueurs : En ligne et en local jusqu’à 4 joueurs

PEGI 7+

Site Web officiel

Après avoir passé pas mal de temps sur ce jeu, et notamment après avoir recommencé deux fois le mode Histoire du début à la fin (bug du jeu), il est temps pour moi de partager la bonne partie de plaisir que j’ai pris à jouer à cette perle vidéo-ludique. Allons donc sauver Patchwork Monde !

Graphismes :

Largement au niveau du premier opus, LittleBigPlanet 2 s’offre quand même une petite évolution qui rend les Sackboys encore plus mignons.

LittleToutes les options de personnalisation sont présentes, et créé un niveau se trouve facilité grâce à de nouveaux outils de développement plus simple, et ayant beaucoup plus de fonctions. La communauté en ligne en offre par ailleurs d’autres, parfois aussi bons que ceux créés par les développeurs eux-mêmes. Ils sont pour la plupart sélectionnés dans la catégorie « Choix MM » de la planète.

Autre que les niveaux, il est toujours possible de personnaliser l’apparence de son Sackboy, afin qu’il vous ressemble le plus, ou bien qu’il adopte un style unique au moyen de tous les stickers et pack de DLC qui offrent de nouvelles tenues.

Ayant eu accès à la bêta, on peut vraiment constater le travail qui a été fait sur les graphismes. Ainsi, cette version finale est encore plus belle que ce qu’on a pu voir auparavant !

18/20

Jouabilité :

Le gameplay est le même que dans le premier LittleBigPlanet : très simple. Mais les améliorations qu’apportent le créateurator, le contrôlinateur, les saisissateurs, les grappins et autres tampons sauteurs sont vraiment très fun, et permettront certainement bien plus que de passer d’une plate-forme à une autre ou s’entretuer à coup de LittleBigBomb… Et même jouer avec les Sackbots (ces Sackboys préprogrammé).

little2Quant à l’histoire, elle sera relativement vite terminée, a condition de ne pas chercher à obtenir toutes les bulles de récompenses, et terminer les différents boss avec une seule vie.

L’éditeur de niveaux permettra aussi de faire bien plus de choses que dans le premier titre, même si la complexité de certains outils les réserve à un public assez connaisseur du jeu. Mais globalement, LittleBigPlanet 2 est tout public, et tout le monde devrait pouvoir créer des merveilles avec un peu d’entrainement.

19/20

Le mode histoire ne sera pas le plus long à terminer…

Grâce à l’éditeur de niveaux et la communauté, la durée de vie est quasi-infinie ! Chaque joueur notera comme il voudra ce point, mais pour moi, c’est excellent.

17/20

Bande-son :

La musique qu’on entend dans LittleBigPlanet 2 est particulièrement réussie (d’ailleurs, j’aimerai bien trouver un CD de la BO du jeu), et beaucoup plus de titres peuvent être débloqués qu’avant.

Le mode histoire étant divisé en plusieurs mondes, un nouveau thème apparait à chaque étape de l’avancement dans ce récit interactif. Un nouveau détail toutefois : des séquences de vidéo sont présentes entre chaque univers, et elles sont doublées par des voix françaises. Dans les niveaux, il faut se contenter de lire le texte. Mais là encore, la qualité est irréprochable.

Pour l’éditeur, beaucoup plus de bruitages sont insérables dans ses créations. Il est même possible d’enregistrer ses propres sons, ou créer sa propre musique !

18/20

Scénario :

little3Le Négativitron vient essayer de détruire Patchwork Monde ! Tout au long de votre parcours, vous croiserez différents personnages qui vous aideront à vaincre ce terrible monstre…

Il est tout de même indispensable de voir entièrement l’histoire pour avoir quelques éléments à utiliser dans les autres modes de jeux. Mais le scénario est quand même un peu du déjà-vu.

Conclusion :

On passe de très bons moments avec LittleBigPlanet 2, et il est dur de le ranger au placard après avoir terminé d’explorer les univers du monde Histoire, tellement les créations de la communauté sont nombreuses, variées et de qualité.

Comme le premier, LittleBigPlanet 2 est un jeu à posséder absolument dans sa collection ! Et si vous ne l’avez toujours pas, allez faire un tour sur lbp.me pour avoir un premier aperçu de tous les niveaux et possibilités offertes par la communauté.

Pour terminer ce test, j’attribue la note de

17,5/20

Avis sur Okami et Shadow of The Colossus sur PS

Okami (PS2, Clover Studio, Capcom, import US, sortie Europe février 2007)

okami

Un triple choc esthétique, culturel et sensoriel.

Comment réagir quand un projet usé d’avoir été trop attendu et déjà trop complimenté s’arrache sans effort à la pesanteur imposée pour entraîner le joueur, médusé, dans un monde qu’il n’a jamais visité ? La structure globale et une partie des mécaniques de jeu copient celles des Zelda (la complexité des donjons en moins) mais ne sont qu’hommages et prétextes à développer un imaginaire propre. Le contrôle du loup continue de réjouir après des dizaines d’heures de courses ventre à terre, de nage, de combats malins en temps réels magnifiquement mis en scène.

Détouré de coups de fusain instables et colorié à l’encre, à la peinture à l’eau ou aux crayon de couleurs (dérivation « beaux-arts » de l’esthétique papier Canson de Yoshi Island), le monde d’Okami semble en perpétuelle auto création. Capital au jeu et à l’expérience interactive, le méta pinceau mis entre les mains du joueur le fait participer au jaillissement permanent du monde. Les plus beaux coups de brosse refont fleurir dans un feu d’artifices de couleurs sols, fleurs et arbres morts. L’expérience est tellement surprenante que décrire à autrui ne serait-ce qu’un petit élément de gameplay serait lui gâcher un futur plaisir. Les dialogues à l’humour mordant contribuent avec un dégagement fascinant à l’édification du mythe Okami et, n’en doutons guère, à la future panthéonisation de Hideki Kamiya (le responsable des premiers et uniques Devil May Cry, Viewtiful Joe, de Resident Evil 2 et… Okami).

Tout en se trouvant une identité unique, Okami réussit l’impensable : transcender la PS2 dans son couloir de la mort, capter l’essence des Zelda, provoquer un émerveillement similaire avant d’emmener le joueur incrédule, plus loin peut-être, ailleurs sûrement

Shadow of The Colossus (PS2, SCEJ)

Comme il est rare dans le jeu vidéo d’assister en direct à la naissance d’un artiste ! Après son premier jeu Ico, Fumito Ueda, toujours associé à son proche producteur Kenji Kaido, continue d’éclore à la face du monde avec une deuxième œuvre toute aussi troublante. Presque anti-thèse à la générosité orgiaque colorée d’Okami, Shadow of The Colossus fonctionne sur une rigueur conceptuelle et esthétique minérale et prouve que le jeu vidéo peut aussi se suffire de murmures et de bruissements.

shadowTout en donnant à jouer et à ressentir, Shadow s’offre, en plus, le luxe de dialoguer en creux avec les gamers (qui s’étaient plaints de l’absence de Boss dans Ico, ils sont ici servis) et avec la constitution même du jeu vidéo traditionnel sans ménagement tourneboulé et mis face à lui-même. Dans un fascinant étirement du temps, de l’espace et de la matière, la succession de petits riens – un mouvement de tête du cheval, un lézard au milieu d’une plaine, une faille dans la roche, une ruine anodine, un rayon de lumière, des silences habités – conduit à des confrontations concentrant, pendant un bref instant, les derniers soubresauts d’énergie d’un monde en faillite.

A peine descriptible, le trouble ambivalent provoqué par l’ultime souffle des géants abattus vaillamment, confirme, après Ico, qu’entre les mains d’un artiste créateur, le jeu vidéo est un vecteur d’émotion et d’éveil tout aussi honorable que les 9 arts officiels le précédant.