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Grande histoire de World of Warcraft – 2

Warcraft III: The Frozen Throne offre également des modifications assez importantes au niveau du gameplay. Par contre, plusieurs de ces modifications sont également disponibles dans la patch 1.10 de Warcraft III. Pour en citer que quelques-uns, on peut mentionner la baisse des coûts pour la production d’unités, ce qui permet de faire et se refaire une armée assez rapidement. De plus, le sacré upkeep a été revu au plaisir de plusieurs. En effet, on a droit à 10 unités de bouffe avant d’obtenir les différents upkeeps. On a également ajouter 10 unités de bouffe au maximum, ce qui nous permet de faire des armées sensiblement plus grosses qu’auparavant. Sur la mini-map, on voit maintenant aussi la force des Creeps par des dots de couleurs différentes, ce qui aide à choisir quelques créatures neutres à détruire avec notre groupe d’unités.

On peut désormais aussi construire un nouveau bâtiment permettant d’acheter des items pour nos héros. Comme les goblins shops, il est possible de se procurer différents items comme des potions et des artifacts pour aider nos héros. Mais il y a mieux, vous pouvez aussi vendre vos items excédentaires afin d’avoir un peu plus d’argent. EDIT : bien entendu vous avez toujours le recours possible à un farmer pour vos gold wow   ) .

Warcraft III: The Frozen Throne propose évidemment bon nombre de nouvelles unités qui sont, plus souvent qu’autrement, des unités qui désactivent des stratégies fréquentes sur Battle.Net. De plus, les différentes campagnes solo nous permettent d’utiliser et d’évaluer les différentes stratégies possibles avec ces nouvelles unités. Chaque race a un nouvel héros, ayant tous des magies intéressantes et différentes. Le nombre de stratégies était déjà assez impressionnant dans le jeu original et l’ajout de ces nouvelles unités et héros rendent le jeu encore plus profond au niveau stratégique, et malheureusement pour les non initiés, beaucoup plus complexe. Notons en terminant le retour des troupes navales, particularité qui n’était pas présente dans le jeu original et qui avait fait chialer bon nombre d’amateurs de Warcraft II.

Au niveau graphique et sonore, on a droit à la qualité Blizzard. Bien que plusieurs joueurs se plaignent des personnages très polygonés, il n’en demeure pas moins que le look cartoon des personnages est sympathique. De plus, cela permet aux joueurs ayant une configuration plutôt vieillôte de pouvoir profiter des jeux de Blizzard. On a droit également à deux cinématiques, ce qui est peu en comparaison au jeu original, mais elles sont d’une qualité exquise. The Frozen Throne aussi offre 3 nouveaux types d’environnement qui sont, à mon avis, encore plus jolis que ceux disponibles dans le jeu original. Côté sonore, plusieurs morceaux viennent s’ajouter à la trame originale, qui était déjà excellente. Finalement, les nouveaux héros et les nouvelles unités ont leurs phrases de commande et évidemment, comme on les a depuis Warcraft II, leurs répliques originales et comiques lorsque l’on clique trop longtemps sur celles-ci.

Généralement, les add-ons offrent de 40 à 60% de la durée de vie du jeu original. Pour ce qui est de Frozen Throne, on surpasse littéralement la durée de vie du premier jeu, et ce, seulement avec 3 campagnes au lieu de 4 pour le jeu original. On ajoute à cela la campagne RPG des Orcs qui aura une suite éventuellement et vous avez devant vous une expansion qui prendra aisément une trentaire d’heures à compléter. Et évidemment, il y a Battle.Net et sa gigantesque communauté de joueurs s’y retrouvant. À toute heure du jour ou de la nuit, il y aura toujours des joueurs pour relever un défi. On a également ajouter la possibilité de faire des clans et il y a maintenant des tournois arrangés au sein même de Battle.Net. Avec toutes les nouvelles stratégies disponibles et des défenses beaucoup plus adéquates contre le rush fréquent de joueurs expérimentés, l’expérience Battle.Net n’en est qu’améliorée.

Au final, Warcraft III : The Frozen Throne est carrément un jeu en soit. Certains diront « J’espère bien au prix qu’ils le vendent » et je ne peux que leur donner raison. Blizzard offre des jeux d’une grande qualité et c’est probablement pour cela qu’ils peuvent se permettre de vendre leurs jeux un peu plus cher que la concurrence. Comme Tiblanc me le mentionnait, alors que Blizzard appelle cela une expansion, d’autres compagnies auraient appelé ça un nouveau jeu, rien de moins. Si vous êtes amateurs de Warcraft III, il est fort probable que vous ayiez déjà l’expansion entre vos mains. Si vous n’avez toujours pas l’expansion entre vos mains et que vous avez aimé le jeu original, vous pouvez vous procurer The Frozen Throne sans vous soucier, vous ne serez pas déçu. Finalement, si vous n’avez toujours pas Warcraft III, je vous suggère Warcraft BattleChest qui vient de sortir (et qui a permis cette évaluation de Frozen Throne) offrant le jeu original, l’expansion et les deux guides stratégique pour chacun d’entre eux. La table est mise pour World Of Warcraft et on peut annoncer sans peur de vraiment se tromper que le prochain jeu de stratégie en temps réel de Blizzard sera l’inévitable Starcraft II.

Grande histoire de Wow

Au fil des années, Blizzard a su se forger une réputation de compagnie de jeux quasi-parfaite. Leurs jeux sont toujours fort attendus et malgré les longs délais entre les sorties de chacun de leurs jeux, l’attente en vaut toujours la chandelle. Après des ventes de millions de copies de Warcraft III, il n’était pas du tout étonnant de voir Blizzard sortir un add-on cet été, The Frozen Throne. Warcraft III original était déjà un jeu quasi sans fautes, comment Blizzard a-t-il su à améliorer ce jeu déjà considéré par plusieurs comme étant un classique ?

* Plus tard nous parlerons de l’économie du « wow gold » qui à émergée avec Wow et fait couler beaucoup d’encre depuis 10 ans. Quelques articles  parmi une tonne d’autres sur le phénomène  :  Chinese Gold Farmer tells all  ,   Wow and matthew effect  , Welcome to the new gold mines , GoldFarming : Real-World Production in Developing Countries for the Virtual Economies of Online Games  ….

Quelques mois après la victoire de l’Alliance sur les morts-vivants, les différentes factions se remettent de leurs émotions et reconstruisent ce qui a été détruit. Mais la paix est toujours une affaire de courte durée dans Azeroth. Illdian, l’elf de la nuit déchu vers la fin de Warcraft III revient en force, en levant une armée de Nagas, cousin proche des elfs. Les elves de la nuit auront fort à faire pour contrer les plans diaboliques de Illdian. Du côté des humains, c’est la reconstruction qui commence et les morts-vivants préparent déjà leur contre-attaque.

Il n’y a pas de campagne Orc proprement dite dans Frozen Throne, du moins, pas dans l’histoire présentée par l’add-on. Néanmoins, on nous offre une campagne bonus où on prend le contrôle d’un mi-ogre, mi-orc, un Beastmater pour nous faire vivre des quêtes intéressantes. Étonnemment, il ne s’agit pas vraiment d’un jeu de stratégie en temps réel dans cette campagne, cela ressemble plus à une quête de jeux de rôles. Vous avez plusieurs objectifs à compléter et diverses quêtes vous sont offertes. Votre personnage évolue, gagne des niveaux, tout comme les héros de Warcraft III, mais toute l’attention est mise sur votre personnage. Vous suivez donc la progression de votre héros à une échelle micro. Je me demande si Blizzard n’a pas tenté de redonner vie au jeu annulé Warcraft Aventures il y a quelques années. Une suite à cette campagne sera offerte éventuellement sur Internet selon Blizzard, mais au moment d’écrire ces lignes, les joueurs attendent toujours. C’est une addition intéressante et ça met la table pour Word Of Warcraft en quelque sorte.

Mais l’ensemble du jeu demeure malgré tout dans la campagne solo, qui est d’une très bonne longueur soit dit en passant. Il faut savoir à la base qu’il y a plus de missions par campagne et qu’elles sont également beaucoup plus longues à compléter. On m’a fait également remarqué qu’il y a beaucoup plus de « side quests » dans les missions de Frozen Throne, afin de vous permettre de récolter plus d’items pour vos héros. Les missions ont aussi des objectifs beaucoup plus variés et il y a plus de missions avec un petit groupe d’unités devant se rendre du point A ou point B. Personnellement, je préfère les missions où l’on doit construire une base et attaquer l’adversaire, mais c’est selon les goûts de chacun. De plus, tout comme Starcraft Broodwars, Warcraft III: The Frozen Throne offre un challenge rehaussé. Si vous trouviez quelques missions du jeu original assez difficiles, attendez de voir la suite. L’add-on demeure somme toute assez aisé pour ne pas trop découragé les joueurs, mais je dois avouer que parfois, je me suis senti dépassé par la difficulté des missions.

à suivre …

Grande et petite histoire du Wow farming

En 2008, lassés de voir leur MMO pollué par la pub sauvage des gold farmers sur Wow, les joueurs ont temporairement pu attaquer les vendeurs d’or grâce à un bug, suite à la découverte d’une technique permettant de blesser des personnages appartenant à sa propre faction.

Le procédé, un peu délicat, nécessitait l’intervention d’un chaman et de son Totem Nova, lequel provoque une onde de choc infligeant des dommages à tous les personnages ennemis situés à proximité. Sous certaines conditions précises, il était possible de rendre le sort « neutre, » et de voir alors les dommages causés à tous les personnages sans aucune distinction, y compris les alliés. Les gold spammers, de niveau 1 et disposant donc d’un nombre minuscule de points de vie, mouraient alors en quelques secondes. On notera cependant qu’il ne s’agit pas de la première fois qu’un tel « exploit » est découvert. En septembre dernier, des joueurs avaient également semé la terreur chez les vendeurs d’or grâce à des moyens proches de ceux ayant provoqué la grande peste virtuelle de 2005.

Il y a dans cette anecdote toutes sortes d’aspects fascinants : une preuve supplémentaire de l’ingéniosité des joueurs ainsi que de leur ténacité à vouloir modeler un univers virtuel selon leurs désirs, un vrai exemple d’auto-justice visiblement non envisagé par les développeurs  et, une fois de plus, le MMO comme terre de pionniers où tout semble (presque) possible. « Il est intriguant de voir comment les communautés virtuelles prennent les choses en main lorsqu’elles estiment que les solutions officielles sont sans effet, commente Andrés Guadamuz, professeur de droit à l’université d’Edinburgh, sur son blog personnel. Soudain, on revient à l’Ouest sauvage. » Même si Blizzard ne reste pas les bras croisés et remporte même occasionnellement quelques victoires légales (la dernière en date, en février 2008, sur la société Game Dollar/Peons4Hire, privée de « publicité » à l’intérieur du jeu), le spam est en effet toujours bien présent dans le chat général ou, pire, via message privé.

Encore plus intéressant a été le débat qui a agité la communauté des joueurs, divisée sur l’éthique du procédé. Car en blessant n’importe quelle entité se trouvant à proximité du totem, celui-ci faisait également des dommages collatéraux chez les joueurs de bas niveau, qui appréciaient peu les techniques de cowboy des justiciers en herbe. « J’espère que tous les chamans seront bannis en conséquence, l’un d’entre eux sur les forums officiels World of Warcraft. J’ai dû faire le chemin du cimetière jusqu’à mon corps au moins dix fois ces deux derniers jours à cause de ce bug. » Certains défendaient du coup la nécessité d’éradiquer le spam par tous les moyens, invoquant les habituelles problématiques d’omelettes et d’œufs, tandis que d’autres se rangeaient fermement du côté de la loi, considérant les résultats potentiels négligeables au regard de la gêne occasionnée. « Celui qui protège le village est-il un bandit ou un shérif ? » résume l’un des commentateurs du site Terra Nova.

Après l’effacement de quelques fils de discussion et une vague de punitions distribuées par Blizzard, le développeur aurait cependant tranché : la dernière mise à jour, diffusée il y a un peu plus d’une semaine, aurait apparemment corrigé le bug, au grand désespoir des « shérifs. » Retour à des solutions plus acceptables, donc (quelques plugins sont régulièrement conseillés) et fin de l’affaire – en attendant le prochain exploit, assurément.

Wow : WARCRAFT bloqué en Chine

Retour sur une affaire qui remonte à quelques années et qui concerne Wow en 2009 (article dont nous n’avons plus la source).

Invoquant la présence indésirable dans le jeu d’os et de squelettes, Beijing continue à bloquer le lancement de Wrath of the Lich King sur le territoire. Une règle à laquelle Blizzard n’est pas le seul à devoir se plier, mais le studio ne baisse pas les bras.

Selon le site JLM Pacific Epoch, lequel cite les sources du portail d’informations Sohu.com, deux demandes formulées par The9, opérateur du jeu sur le territoire, auraient déjà été rejetées par le gouvernement chinois. Ce dernier reprocherait au second add-on du populaire World of Warcraft la présence de contenu « non conforme », tel qu’un vague « raid sur une ville » (certains pensent à la quête de la reprise de la Fossoyeuse où à l’épuration de Stratholme) ainsi que des « personnages squelettes ». Il y a plus d’un an et demi, la version chinoise de Burning Crusade, premier disque additionnel de l’univers massivement multijoueur, avait due être modifiée pour à peu près les mêmes raisons : les os saillants des membres de la faction des morts-vivants avaient été recouvert de chair et les squelettes apparaissant en lieu et place de personnages morts avaient été remplacés par des pierres tombales. A l’époque, un porte-parole de l’opérateur The9 invoquait la nécessité de se plier « aux règles particulières imposées par la Chine », destinées selon lui à « favoriser un environnement en ligne harmonieux et sain ». Et on ne parle pas du gold farming, économie sous-terraine qui concerne la vente de po po wow decision
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Le pays s’est jusque-là refusé à officiellement expliquer plus avant l’origine de cette règle mais Blizzard est loin d’être la première société occidentale à en faire les frais. Wizards of the Coast, créateur du célèbre jeu Magic, doit depuis des années altérer certaines de ses cartes car « la représentation de squelettes humains n’est pas permise » ; l’ajout d’un voile, d’un peu de chair et de muscle, ou bien un rapide remplissage des orbites suffit généralement à satisfaire les exigences des comités de surveillance. Mais les sensibilités du gouvernement chinois ne s’arrêtent pas là. En 2006, Guild Wars Faction avait dû se séparer de l’une des nouvelles classes de familiers (les pandas, véritable icône du pays) car ceux-ci pouvaient mourir dans le jeu. Variety mentionnait pour sa part il y a quelques mois que les thèmes impliquant des fantômes étaient « tabou » en Chine. Blizzard en sait quelque chose. Il y a trois semaines, le studio s’est vu refuser l’utilisation en tant que marque d’e-sport de « Starcraft : Ghost », du nom de son jeu d’action/aventure désormais abandonné. Le gouvernement avait alors rétorqué ne pas vouloir faire ressurgir des « superstitions féodales ».

On imagine donc aisément les difficultés rencontrées par The9 pour faire accepter Wrath of the Lich King dans le pays : la trame du titre fait en effet la part belle aux nécromanciens, morts-vivants et autres créatures ramenées d’outre-tombe. Il y a cependant peu de chances qu’Activision se décide à faire une croix sur l’un de ses marchés les plus juteux : en septembre dernier, on comptait environ cinq millions de joueurs de World of Warcraft en Chine, deux fois plus qu’aux Etats-Unis et près de la moitié du total mondial de l’époque, une popularité qui placerait le titre sous haute surveillance du gouvernement selon JLM Pacific Epoch. Un porte-parole Blizzard, interrogé par Gamespot, s’est refusé à commenter sur ce qu’il a qualifié de « rumeur et spéculation » ; selon lui, le studio continuerait à préparer le lancement de Wrath sur ce territoire et le rejet des requêtes de The9 ne serait que le passage obligé d’une longue procédure administrative. Il y avait eu près de sept mois d’écart entre les sorties occidentales et chinoises de Burning Crusade, le précédent add-on.